mardi 8 février 2011

With God by his side

Marvin Gaye a cette voix qui implore, gémit, convoque les désirs (sexuels, pour ce qu'on peut en juger) d'une civilisation jadis scindée en deux camps: les blancs et les noirs. C'est qu'il sait ce dont il parle, ce hérault (je n'ai pas dit héros) d'une musique qui EST émotion et aspire à l'universalité. Il est noir, fils ainé d'un pasteur connu pour ses excentricités (celui-ci se déguisait en femme la nuit) et se fait remarquer, comme Sam Cooke avant lui, en chantant à l'église. Il fait ses débuts sous l'égide de la Motown, grande maison de disque et temple de la Soul, regroupant la crème des crèmes dans ce genre. Il se découvre des affinités en duo avec Tammi Terrell, qui sera son âme soeur inavouée. S'ensuit tragédie et excès, et surtout un album-concept d'une rare acuité: What's Going On. Son message, le message de l'album, c'est qu'il est inutile de propager le Mal, d'aller à contre-courant, car c'est avec Dieu qu'il faut compter et Dieu ne veut pas ça. Dieu est notre plus grande force. Le message vaut pour ce qu'il révèle (implicitement): Marvin Gaye se repent de ses propres écarts de conduite et voit enfin la petite lumière au bout du tunnel. Et l'album est magnifique de bout en bout. Gaye est particulièrement convaincant dans son oraison sur la nécessité de "sauver les enfants" sur "Save The Children". Il brille tout autant sur "Inner City Blues" et la chanson-titre. Malheureusement pour lui mais heureusement pour sa réputation de chanteur sulfureux, il retombera dans ses vieux travers et livrera quelques pépites sur des albums de moindre facture. Ainsi, "Let's Get It On" et "Sexual Healing". Il finira tué d'une balle de revolver par son propre père dans des circonstances troubles. Mais son aura nous illumine toujours, à travers ses chansons, et parmi elles "What's Going On".

Et on y retourne...

Parce que comme la confiture ("jam" en anglais) on ne s'en lasse pas, je vous invite à satisfaire ce besoin compulsif d'écouter de la bonne musique. Sans trêve, un nouveau morceau des Jam: "Town Called Malice".

That's Entertainment

The Jam: pas un groupe de midinettes. Issu du punk, mais fusionnant celui-ci avec des influences Rhythm n' Blues, son leader et guitariste/chanteur Paul Weller sait refléter dans ses chansons la frustration et l'inconfort de sa génération et trouvera un écho très favorable en Angleterre. On retrouve au niveau du style et de l'irrévérence les Who (celui des débuts). A écouter: la reprise "David Watts" (à l'origine provenant des Kinks) et ""A" Bomb In Wardour Street".

mardi 30 novembre 2010

Rod et ses sbires

Je me réécoute le coffret des Faces "Five Guys Walk Into A Bar" sans me lasser de ce rock gonflé à bloc manoeuvré par des lads sans pitié. Ca fait du bien de sentir encore cette moiteur caractéristique, et réhaussée de ces mélodies qui vous font doublement du bien. Je le recommande à tous ceux (et celles) qui veulent (intensément) rendre justice au rock en s'ouvrant à d'autres groupes que Muse ou Coldplay. Ils y gagneront!!

lundi 8 mars 2010

Chef d'oeuvre en péril!

Sauvons ce témoignage d'une décennie révolue, où se créaient toutes sortes de mélanges inhabituels, qu'est "Exile On Main Street" des Rolling Stones: mélange alcool/drogues et mélange soul/country/blues. C'est en écoutant cet album que je peux être rassuré quant au fait que le rock a eu de très belles heures et qu'un jour une bande de jeunes teigneux, au look sale et à la démarche arrogante comme eux, reprendront le flambeau et assoiront une réputation n'ayant d'égale que celle de leurs prédécesseurs, toute à l'énergie et au dévouement d'un genre qui, n'en déplaise aux cyniques, séduit toujours les filles.

dimanche 29 novembre 2009

Vous connaissez une blague tuante, vous?

Alors c'est Toto qui... Non! Ecoutez plutôt "Requiem" de Killing Joke, vous ne serez certainement pas mort de rire. Et si ça ne chasse pas vos idées de magnifiques paysages, à l'herbe verte et au ciel bleu azur que traverse une nuée d'hirondelles, et bien je ne peux rien pour vous, sauf peut-être en brisant ce charme désuet avec "Complications" et "Primitive".

Jeff Beck se lache et Procol Harum contrôle!

Un album de jazz-rock débridé, Blow By Blow, un autre album d'esprit classique et classieux, A Salty Dog. Que du bon...